CULTURE ET TOURISME

Histoire de la commune

Extrait du livre de H. Bouby, "Aperçus historiques sur La Roche-L'abeille et La Meyze"

 

Commune du canton de Nexon, La Meyze est située à 378 mètres d'altitude. Ce lieu tire son nom du mot mézel signifiant lépreux, alors que les mézelleries étaient les refuges dans lesquels ces malades étaient parqués.
Des textes du Moyen Age, indiquent que les léproseries étaient toujours placées dans des lieux isolés voire sauvages, et que le fait d'y entrer était soumis à un véritable cérémonial, plaçant les personnes at­teintes à l'écart du monde des vivants. La lèpre était en effet si redoutée, qu'à certains moments de notre passé, on est allé jusqu'à croire qu'on pouvait la contracter simplement par la vue, d'où l'effroi qu'inspirait alors son caractère contagieux fort outré.
En dehors de remèdes très élémentaires et parfaitement inef­ficaces, produits par les apothicaires, on considérait généralement que seules la prière et certaines bonnes fontaines, pouvaient être de quelque secours pour se libérer de ses griffes. Or les eaux des sources et des puits de La Meyze, situés autour de la place actuelle de l'église, avaient la réputation de guérir de ce terrible mal. C'est là sans doute ce qui amena la création de deux léproseries dans la région, l'une à Perbin - pour le bien -, l'autre à Pleine-Mèze - de plenum et mézel - où était la grande assemblée des lépreux.
Il est certain que ces deux établissements de fondation royale, ne contribuèrent pas à faciliter le peuplement de la région; cependant au milieu du 18e siècle, elles avaient entièrement disparu.

Aperçus historiques sur la Roche-l'abeille et La Meyze

Dans ce lieu de Pleine-Mèze, exista aussi une cure de 1318 à 1484 ; puis un prieuré régulier du vocable de Saint-Laurent lui succéda, dont les titulaires étaient nommés par les chanoines du Chalard. Le tumulus actuel du lieu dit La Chapelle, qui marque son emplacement, mériterait sans nul doute une fouille méthodique.
Quant à la Meyze, en dehors du pseudo pouvoir curatif de ses eaux, sa grande force fut d'être le siège d'un archiprêtré, qui pendant environ sept siècles, mais avec des alternatives nombreuses, domina les cures de Ladignac, de Nexon, de Lastours, de Rilhac, de Bussière, de La Roche-L'Abeille, de Royère, de Saint-Priest-Ligoure et de Saint-Maurice-les-Brousses.
Cet archiprêtré dura jusqu'au concordat de 1801.
En 1297, Hel est archiprêtre de La Meyze, et fait unir la cure à l'archiprêtré. Plus tard, le siège sera tenu notamment par de La Guyonnie seigneur en 1537, et par Jean de La Guyonnie en 1555.
Depuis 1528, la cure a pour patron Saint-Michel archange, et les curés comme les archiprêtres sont nommés par l'évêque de Limoges.
En 1462, Jean Bouchemousse archiprêtre, y fonde une vicairie, et se réserve le droit d'y nommer seul les titulaires. Plus tard, une autre vicairie sera établie par les Cassat.
L'an 1803, Maud curé de La Meyze, fut arrêté et déporté en Espagne.
L'église bâtie au 11e siècle, comme l'attestent les bases des murs, a été en fait reconstruite et modifiée. Sa nef comporte quatre travées et le chœur en a deux. Une cloche fondue au 14e siècle, porte écrite en latin la mention suivante : «Saint-Michel priez pour nous».
En 1796, le presbytère, le jardin et les dépendances furent ven­dus comme bien nationaux, au sieur Bourdeau des Vaseix, pour la somme de 4482 francs.
A cette époque, on compte à La Meyze 1200 communiants et environ 1700 habitants.
Avant la Révolution, existait une chapelle dédiée à la Sainte Vierge et appelée «Notre Dame du Pont». A son retour d'Espagne, le curé Maud retrouva la statue égarée, et la fit placer dans une niche au pied d'un grand rocher. En 1884 on construisit un oratoire, que l'on nomma «Notre Dame du Rocher», et trente-trois ans plus tard on éleva une chapelle au sommet du rocher.
En 1816, se produisit à La Meyze un incident, qui sur le plan local eut un énorme retentissement. L'évêque de Limoges se rendant à Saint-Yrieix, pour prendre part à une cérémonie religieuse, se cassa une jambe en traversant le village, où il avait été convié par le curé : de sorte qu'il dut résider deux mois au presbytère, et donner sa bénédiction à nombre de croyants, secrètement ravis d'approcher son éminence.
Aux portes de La Meyze, le domaine de Lallet attire l'attention à un double titre, d'abord parce que son nom signifiant franc-alleu, c'est-à-dire terre libre, montre qu'il est parvenu à ne pas dépendre d'un seigneur au Moyen Age, d'où la puissance de son propriétaire; ensuite parce qu'il été vendu comme bien national en 1796, et donc qu'à cette époque, il appartenait soit à un prêtre déporté soit à un noble expatrié.
En direction de Champsiaux, le riche comte des Cars seigneur de La Roche et de La Meyze, possédait dès la fin du Moyen Age une puissante forge, alimentée par l'étang des Beiges.
Enfin à faible distance du cimetière actuel, au lieu dit La Tour, une seigneurie médiévale contrôlait le passage le long de l'Isle ; les cours d'eau ou leurs berges constituant alors des voies essentielles, pour les déplacements des voyageurs ou des gens d'armes.
La Meyze, dont le passé reste tout entier centré sur son église, et sur ses eaux auxquelles on attribuait à tort des qualités curatives, est essentiellement de nos jours grâce à sa campagne, son stade et son tennis, un lieu de repos et de sport, encensé par les amoureux d'air pur et de calme.

Origine de La Meyze

Chronique de la paroisse de La Meyze 1835-1848

Cette chronique a été écrite par l’abbé Gerald-Alexis AUDEBERT et décrit la vie de la commune entre les années 1835 et 1848. En voilà un extrait...

 

ANNEE 1835 A PARTIR DU 21 AOÛT, JOUR DE MON ARRIVEE

 

LA COMMUNE

 

Dans cet article, je traiterai tout ce qui regarde le matériel du lieu soit en matière d'administration, soit autrement.

Elevé au sacerdoce le 1er Juillet 1830, je fus  nommé subitement après la révolution de cette année desservant de la paroisse de Saint-Bonnet-la-Rivière, près du bourg de Pierre-Buffière, où j'ai eu à me louer, pendant les cinq années de ma présence dans ce bourg, de toute la paroisse à mon égard, de la bonne intelligence qui régnait entre eux et moi et entre eux-mêmes, de la pente naturelle à revenir insensiblement à la religion qui y avait souffert quelques temps, des regrets qu'ils m'ont témoignés à mon départ et dont je garderai longtemps le souvenir. Après la dite église, dis-je, n'ayant aucun motif pour quitter cette commune si ce n'est qu'elle était trop grande pour mon faible tempérament, je fus nommé à la cure de la Meyze par Mgr l'évêque de Tournefort après toutefois y avoir fait nommer un remplaçant, qui fut Mr Ruchon.

Je pris possession de ma cure le 21 Août 1835. Arrivé dans cette localité, je trouve tout le monde de la plus grande obligeance et du plus grand zèle à m'assister dans mon nouveau ménage. J'ai bientôt reconnu la bonté naturelle des habitants du bourg et de la paroisse et leur bonne volonté à profiter du secours de la religion.

 

LA PAROISSE

 

Dans cet article, je traiterai de ce qui regarde le spirituel de la paroisse et cet article contiendra 4 paragraphes regardant: l'un l'état de la religion, l'autre celui de l'église, l'autre celui du presbytère, l'autre enfin celui du cimetière.

 

LA RELIGION

 

La paroisse était resté vacante 10 mois durant par suite du décès de feu Mr Maud leur ancien curé mort le 25 Décembre 1834, qu'ils ont généralement regretté comme un bon prêtre et un père en quelque sorte, qui les avait pour ainsi dire tous baptisés . La vacance de 10 mois leur a été très pénible et c'est avec grande joie qu'ils ont vu leurs voeux accomplis en voyant que la paroisse était pourvue .

 

L'EGLISE

 

Dépourvue de pasteur pendant quelques mois, l'église souffrit beaucoup sans doute, mais longtemps avant, elle avait souffert. Le pasteur, âgé de 75 ans ne pouvait plus la soigner comme en sa jeunesse, et beaucoup de choses étaient détériorées. D'autre part, je n'y vis pas de conseil de fabrique organisé, ou du moins je n'y en ai reconnu aucun. Il paraissait bien que Mr le maire avait fait observer plus d'une fois au desservant la nécessité d'une fabrique en règle, mais celui-ci l'avait négligé et on ne voulait pas insister à cause de son grand âge. En entrant dans cette paroisse, je n'y ai trouvé ni registre des actes, ni délibérations du conseil de fabrique, ni compte, ni fonds.

L'église était dans une grande détresse; son toit était misérable, et l'eau depuis quelques années y avait commis des dégradations ainsi que sur les voûtes. L'intérieur de l'église manquait d'ornements. Le grand autel n'avait que deux chandeliers en bois vermoulu. Un tableau au dessus du tabernacle représentait le crucifiement, et à coté du Christ, deux statues de Saint Jean et de la sainte Vierge excitaient la pitié, tant la peinture et le dessin était défectueux. Les autels de la Vierge et de Saint Roch, quoique réparés, étaient en mauvais état, recouverts de quelques nappes usées.

La sacristie n'était pas mieux pourvue. Le calice était pour ainsi dire hors de service et il fallait de suite le faire argenter et dorer, ce qui coûta bien de la peine .Les linges étaient totalement ou à peu près à leur fin. Les ornements étaient encore passables pour l'époque et la localité. Je n'ai trouvé qu'un missel neuf, l'autre était disparu à la mort du desservant ; les parents, sans attention, l'avaient donné avec d'autres papiers dont ils ne connaissaient pas la nécessité ni l'importance au buraliste du bourg. Il y avait un petit coffret de cuivre émaillé renfermant, soit disant, des reliques de Saint Pierre et de Saint Paul, mais il n'y avait ni sceau épiscopal ni papier authentique.

Les flambeaux de la confrérie du Saint Sacrement, car il en existe une depuis longtemps, étaient comme finis, et quand aux registres des actes et autres papiers de l'évêché, il n'en restaient que deux ou trois qui étaient passés inaperçus. L'église, d'après sa construction en croix paraît dater du XIII e siècle.

 

LE PRESBYTERE

 

Le presbytère, à mon arrivée, était dans un très mauvais état, ainsi que les bâtiments de la cure. Cet édifice était dépourvu de contrevents en toutes les croisées sauf la cuisine qui en avait une paire, ne fermant même que de la moitié de l'ouverture. Les portes en général étaient sans clés, ni fermetures, ni serrures. Le portail d'entrée, l'écurie, l'appentis, les étables, les latrines, tout était à sa fin. Le jardin aussi était tout nu, dépourvu de vigne et d'arbres de toute espèce, sauf un vieux poirier près de la croisée du petit salon. Un inventaire général de l'église et du presbytère fut dressé à mon arrivée, après avoir toutefois fait nommer un conseil de fabrique de concert avec Mr Bessoule, maire, ainsi qu'on peut le voir dans le registre des comptes et délibérations de la fabrique.

 

LE CIMETIERE

 

Le cimetière était peu décent, tenu avec la plus grande négligence par le sacristain; son état était à faire pitié. Mr le curé, à cause de son grand âge n'accompagnait plus les morts, et le marguillier en prenait peut-être bien l'occasion d'être peu soigneux. Les os des morts, les planches des cercueils, couvraient la surface. Les fosses mêmes se faisaient presque à fleur de terre, la croix était tombée et depuis longtemps il n'y en avait pas eu d'autre. Il avait été fermé de murs quelques années auparavant et à l'intérieur, sur le montant de la porte du coté du cimetière étaient écrit les mots " hic est paritur ".

Il y avait alors quelques vieux noyers qui furent vendus au profit de la fabrique par arrêté de Mr le préfet l'année de mon arrivée, 1835.

 

Vous pourrez télécharger l'intégralité de cette chronique ici

Annuaire de 1907

Il est toujours intéressant ou amusant de retracer la vie d'un village dans le passé. Voici l'annuaire de La Meyze en 1907 avec les tenants des principaux métiers et fonctions ainsi que son complément avec les communes de Nexon et de Saint-Yrieix. Gageons que certains d'entre vous y retrouverons des ancêtres.

 

LA MEYZE – 1907 – 1634 habitants

 

- Maire : Monsieur Bessoule-Lalage
- Adjoint : Monsieur Bonnet
- Banquier : Monsieur Dutheillet-Lamonthézée
- Bois : Darfeuille, Sazerat
- Bouchers : Delhoume, Roux
- Boulangers : Andouze, Meynier
- Brasseurs : Bancaud, Beaudou
- Cafés : Bayle, Beaudou, Bosselut, Darfeuille, Devalois, Dubois, Durand, Faucher, Gougeaud, Laspougeas, Mathieu, Veuve Mazeaud, Roux, Texerot, Varnoux
- Cailloux feldspathiques : Lapaire, Samie
- Champignons : Aubert, Mazeaud
- Charrons : Coynaud, Durand, Frugier, Restier, Texerot, Varnoux, Vergnolle
- Coiffeur :Bayle
- Cordonniers : Bosselut, Breuilh, Moirand, Sarazy
- Couturières : Barrière, Doudet, Meynier, Nouhaud, Robert, Vignolle
- Epiciers merciers : Aubert, Bancaud, Durand, Gougeaud, Imbert, Lhuillier
- Experts géomètres : Bonnet père et fils
- Ferblantier : Roussange
- Foin, paille, engrais : Bosselut, Crouzillard, Roux, Granis, Bonnet
- Hôtels : Bosselut (du commerce), Dubois, Durand, Gougeaud (des voyageurs), Mathieu, Roux
- Lingères : Bancaud, Bouty, Lagorce
- Maréchaux : Aubert, Devalois
- Menuisiers : Barrière, Célérier, Chareix, Sazerat
- Meuniers : Veuve Bignaud, Callet, Granger
- Nouveautés : Aubert, Bancaud, Samie, Versavaud
- Pâtissier : Ganne
- Plâtriers peintres : Sénigout frères
- Pressoirs à cidre : Laspougeas Léonard, Laspougeas Léon
- Sabotiers : Boucheron, Martin, Mazeaud
- Serrurier : Gibaud
- Tailleurs : Chauvier, Lagorce, Mathieu, Paraud
- Tisserands : Limousin, Restier
- Tuiles : Aupeix, Billieroux, Frugier, Peynichou
- Vins : Barrière, Crouzillard
- Receveur buraliste: Monsieur Gougeaud
- Bureau télégraphique: non pourvu d’un téléphone
- Bureau de poste receveur: Monsieur Auroux
- Pas d’abonnés au téléphone à Nexon et à la Meyze
- Instruction publique : 

  • Instituteur communal à la Meyze : Maisongrande et un adjoint

  • Institutrice : Madame Mercier – Lachapelle et deux adjoints

  • Institutrice à Champsiaux : Madame Peyrusson

- Pharmacien : Monsieur Pagnon
- Syndicat professionnel agricole la Meyze : Monsieur Bessoule-Lalage
- Notaire : Maître Montaricourt

 

1907 - NEXON et SAINT YRIEIX

 

- Doyenné de Nexon : Curé Moussard
- Juges de paix : 

  • Nexon - Monsieur Portes, audiences les samedis

  • St Yrieix - Monsieur Dubrac, audiences les vendredis et samedis

- Huissiers :

  • Nexon - Monsieur Tarrade

  • St Yrieix - Messieurs Desplats, Roux, Barrage

- Tribunal de Grande Instance de St Yrieix : audiences les mardis pour les affaires ordinaires, les mercredis pour les affaires sommaires, les mercredis pour les affaires commerciales et les ventes judiciaires, les jeudis pour les affaires correctionnelles
Président Monsieur Rigaud, Juge Monsieur Daigueperse, juge d’instruction Monsieur Poincelet, Procureur de la République Monsieur Imbert
- Maison de répression : gardien et surveillante M et Mme Vitrac
- XVème corps d’armée à St Yrieix : Réunit 5 départements ( 24+87+23+19+16 ). Il comprend 2 divisions d’infanterie, 1 brigade de cavalerie, 1 brigade d’artillerie. Général de division Altmayer
- Perception Nexon : Monsieur Guyonnet, percepteur
- Débitant auxiliaire de papier timbré et de timbres mobiles : Nexon - Veuve Guyonnaud
- Contributions indirectes – recettes ambulantes : Nexon - Monsieur Pimorin
- Six abonnés au téléphone à St Yrieix :

  • Docteur Boutard, route de Limoges

  • Monsieur Holderer, brasseur à Baudy

  • Monsieur Imbert, Juge d’instruction

  • Mairie

  • Rodel et fils frères, conserves alimentaires avenue de la gare

  • Sous-Préfecture

- Sage femme :

  • Nexon - Mesdames Coulon, Glandus, Jouhaud

  • St Yrieix Mesdames Geoffroy, Habrias, Very

- Vétérinaire : St Yrieix - Messieurs Joamnem et Relier
- Docteurs en médecine : 

  • Nexon - Messieurs Frugier, Thomas, Lelong

  • St Yrieix - Messieurs Escorne, Lemorgne, Bestion de Camboulas, Billac

- Officier de santé : Nexon - Monsieur Bonnel
- Bureaux de bienfaisance à Nexon et à St Yrieix
- Société de charité maternelle : St Yrieix - Madame Lemoyne
- Société colombophile : St Yrieix - Le rapide de St Yrieix Monsieur Debort
- Agriculture comice :

  • St Yrieix - Président Monsieur le Docteur Escorne

  • Nexon - Président Monsieur le Docteur Frugier

- Une voiture publique de Nexon aux Cars : 1 heure 30

2ème guerre mondiale

Renseignements donnés par Monsieur Yves Soulignac, auteur du livre "Les camps d'internement en Limousin (1939-1945)"

 

A la Meyze, d'avril 1940 à juillet 1946, à l'instar des communes de Saint-Paul-d'Eyjeaux, Saint-Germain-les-Belles, Nexon et Sereilhac, La Meyze abritait un camp. Cependant, il s'agissait plus exactement de six baraquements de 40 mètres de long, appartenant au service des Ponts et Chaussées. Ils étaient situés à l'emplacement actuel du restaurant scolaire et de l'école primaire.
La superficie de l'ensemble était d'un hectare. Les bâtiments n'étaient pas entourés de barbelés, ni gardés militairement. Le terrain était loué à Messieurs Alfred et Georges Malevergne. Le loyer du centre était réglé par les soins de la Sous-Régie dépendant du Ministère de la Population et par l'Entraide Française et il était administré et dirigé par des agents français de la main d'œuvre étrangère (chef de groupe, comptable, ravitailleurs…)

L'effectif  du centre a été variable au cours de l'occupation et il a compté 200 personnes au maximum. Les occupants étaient principalement des réfugiés espagnols ou des israélites d'Europe centrale.
Ce camp, comme tous ceux disséminés sur le territoire de la zone libre avait été installé par le commissariat à la lutte contre le chômage pour héberger les familles des étrangers incorporés dans les groupes de travailleurs. Etaient en outre affectés au centre les étrangers trop âgés ou inaptes physiquement à un travail salarié.

 En principe, les intéressés ne se livraient à aucun travail si ce n'est à l'entretien des barraquements. Toutefois, les plus valides ont pu être occupés, comme main d'œuvre d'appoint par les agriculteurs de la région à la période des grands travaux d'été.

Le 1er juillet 1946, le Ministère du Travail décida de la fermeture du camp. Les plus âgés et les malades furent transférés dans les hôpitaux de la région, les femmes et les enfants furent pris en charge par l'Entraide Française qui conserva le centre à son compte.

Camp de La Meyze

Jean Renaudie

La Meyze peut s'enorgueillir de la naissance d'un des plus grand architecte et urbaniste français du XXème siècle, Jean Renaudie.

Vous pourrez en apprendre plus sur lui ici

Jean Renaudie